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Offshore programming livre blanc (introduction)

Quels sont les freins et les moteurs dans l’entreprise, SSII ou grands comptes, à la promotion du développement informatique offshore (offshore programming) en France ?

Cette question doit s’incorporer dans un débat plus global sur la réorganisation interne des entreprises en France et dans le monde : l’entreprise se déstructure pour se réorganiser sous forme de réseau. On a dépassé le raisonnement en MULTINATIONALES » pour parler d’entreprises GLOBALES : les frontières géographiques et d’états sont cassées par les flux transversaux du commerce.

Les besoins en développements informatiques ainsi que les budgets consacrés aux systèmes d’informations (SI) dans l’entreprise croissent d’une année sur l’autre. Le SI est plus que jamais au centre d’une entreprise car il est le support de la transmission des informations. La part confiée par les entreprises occidentales à des prestataires étrangers grandit chaque année et est devenue majoritaire aux Etats Unis.

Les prestations de services informatiques délocalisées représentaient de l’ordre de 6 milliards de $ pour les USA en 2001 (6,6 milliards au total). Ce chiffre pourrait atteindre les 19 milliards de $ en 2005 aux USA, soit une croissance moyenne annuelle de 35%.



Avec la pénurie annoncée pour 2006 d’ingénieurs informaticiens en Europe et aux Etats Unis, le recours à l’offshore programming devrait être inévitable et représenter entre et 10 et 20% du développement informatique.

C’est en effet pour certains une évidence de sous-traiter une partie de ses travaux à des développeurs étrangers tout aussi compétents mais moins cher que leurs homologues français ou américains. Cette évidence prend son importance en cette période de restriction budgétaire en Europe et aux Etats-Unis et de compétition accrue dans le cadre de la mondialisation.

Pour d’autres, cette évidence n’est pas de mise. Si l’offshore n’est plus un sujet tabou et si en 2005 on ne se demande plus pourquoi faire de l’offshore mais COMMENT en faire, il n’en reste pas moins que le développement offshore (voir plus loin la définition que nous donnons à ce terme) représente actuellement officiellement moins de 1% des projets en France.

Encore attachés au système de la régie (80% des contrats de sous-traitance de projet informatique, contre 20% pour le forfait), la plupart des grands comptes français se voient mal passer à des développements majoritairement au forfait (même si la part du forfait augmente) avec tout ce que cela impose (méthodologie, prise de responsabilité, spécifications).

En régie, toutes les SSII françaises proposent la location d’ingénieurs informaticiens facturés en moyenne 400 € par jour. Les sociétés offshore proposent elles, un forfait avec une obligation de résultat à partir de 155 € par jour et commencent à proposer de la régie, soit de manière légalement/illégalement pas très claire (cf Bolkestein), soit en régie délocalisée à 120 euros HT/jour quand l’offre est sérieuse.

Si vous voulez l'ensemble du livre blanc sur l'offshore programming ..

octobre 1, 2005 in Offshore programming livre blanc | Permalink

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