« août 2005 | Accueil | octobre 2005 »

Offshore: les SSII françaises ont perdu leurs complexes

C’est un des titres du numéro du Monde Informatique du 30/09/2005.

Un dossier assez volumineux à propos duquel nous ferions 3 remarques:

1) Est-ce que le mot "offshore" signifie encore qqch puisque d'une part les applications sont de + en + transversales et que d'autre part, les SSII "offshore", notamment les indiennes, sont de plus en plus "globales" (comme le montre votre premier article) et n'utilisent l'offshore que comme argument marketing pour pénétrer les marchés occidentaux (il est à ce titre intéressant de voir la différence de discours entre le discours sur leur statégie devant les marchés de capitaux et leur discours "commercial")..
 
2) Pourquoi ne parle-t-on pas des pays de l'ex-urss, qui sont de fait la seule zone pérenne en offshore puisque le marché local est très petit par rapport au nombre d'informaticiens (les ssii indiennes achètent en ce moment bcp d'entités de développement en Russie; l'Ukraine explose en demande de sous-traitance de la part de la Roumanie, pologne, etc.. et bcp de pays occidentaux (sauf la France ;-)) vont faire faire leurs développement là bas (où en plus c'est moins visible qu'en Inde, les russes étant moins "commerçants" ;-))
 
3) Les premiers retours sur l'offshore, le fait que de grosses sociétés y aient recours, l'amélioration des méthodes de gestion à distance, la standardisation des processus et des logiciels fait que de plus en plus, la régie délocalisée prend pied. Cela consiste en la location d'une équipe à distance ce qui poermet d'avoir des prix très intéressants (70 euros ht/jour pour un développeur en php/mysql  ou C par exemple) en le gérant soi-même. L' évolution des mentalités en France (ce type de fonctionnement est utilisé en Allemagne ou en Angleterre depuis assez longtemps) à ce sujet, notamment depuis les débats sur la directive Bolkestein (même si dans ce cas de régie délocalisée, il n’est pas question d’amener des gens en France à salaires sacrifiés) devrais être signalée car c’est une des principales évolutions de l’offshore programming durant ces 6 derniers mois.

septembre 30, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

La moitié de l'outsourcing de la Silicon Valley serait fait en Inde

Santa Clara University - Press Release

septembre 30, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Régie délocalisée: des prix imbattables en offshore

Avec les progrès des méthodologies de développement et de leur usage, ainsi qu'avec les premières expériences d'offshore programming, le système de régie délocalisée (une équipe dédiée de programmeurs, dans un pays étranger, sous la responsabilité du client) permet DANS CERTAINS CAS (tests, réalisation de soft, migrations, travaux récurrents) et pour certaines technologies (Java, websphere, .NET, Lotus, php, C/C++, etc..) de faire de l'offshore:

  • à très bas prix (entre 60 et 100 eurosHT/jour)
  • sans avoir à créer de société dans le pays où le travail est fait (cela est pris en compte par le partenaire)
  • en toute légalité
  • avec un contrôle total sur ce qui se fait

Tubbydev a monté plusieurs équipes en régie délocalisée d'offshore programming; Voici un exemple chiffré d'une équipe de 7 développeurs (en ukraine) en php qui reviennent en moyenne au client à 70 euros ht/jour.

Cette équipe a été constituée par Tubbydev pour le compte d’un client qui souhaitait gérer lui même l’équipe.

Parmi les 7 personnes, il y a un chef de projet de 5 ans d’expérience et seulement 2 personnes de moins de 2 ans d’expériences.

Les 2 personnes du client en charge de cette équipe se rendent en Ukraine de temps en temps et parfois le chef de projet ukrainien vient lui en France faire un point sur les projets.

Les projets gérés sont de toute taille (de 20 jours à 300 jours).

Des spécifications sont réalisés en fonction de buts à atteindre (boîte noire) sans forcément décrire la manière dont doit être réalisé le développement à charge au chef de projet ukrainien de poser les bonnes questions et aux 2 personnes du client d’être attentives à la bonne compréhension.

Les coûts sont les suivants :

COUTS FIXES :

1)      Ordinateur, table, chaise : 800 usd par personne

2)      1 serveur : 600 USD

3)      une imprimante en réseau HP : 350 USD

4)      organisation du réseau : 400 USD

COUTS MENSUELS :

1)      Salaires : de 700 à 1200 euros

2)      Loyer, accès internet, etc.. : 400 euros pour l ‘équipe

3)      Marge demandée par le prestataire : 30% des frais mensuels

Les choses concernées par les coûts fixes peuvent être acquises au nom du client.

Le coût moyen d’un développeur toutes charges comprises est donc pour le client de :

1,3 x (900 + 400/7)  donc inférieur à 1300 euros par mois qu’on peut rapporter à un coût d’environ 70 euros HT par jour !!

Pour les clients ayant un volume d’affaires le permettant (à partir de 4 développeurs pendant 1 an) et disposant de chefs de projets pragmatiques appréciant les autres cultures, celle solution est la plus intéressante …

septembre 21, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack

Des métallos étrangers en mission en France relèvent de la convention collective française

Pour la première fois, des cégétistes français ont obtenu que des étrangers en mission en France (en l'occurence des métallos polonais en mission sur le chantier naval de St-Nazaire) relèvent de la convention collective française.

A priori cela va créer un précédent valable en France.

Tous les détails dans libération du 20 septembre 2005.

septembre 20, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Outsourcing In Germany, un avis intéressant

While officials at Siemens Business Services say there's no link between the on-outcome of Sunday's national elections in Germany and the company's announcement Monday that it would slash 2,400 jobs, or 16% of its German workforce, there's at least a symbolic connection that's worrisome.

In refusing to give economic conservative and Christian Democrat leader Angela Merkel a clear mandate to govern, Germany's voters have rejected the kind of business friendly, pro-growth policies that the country needs to escape its years-long economic malaise. They also have rejected many of the initiatives that German businesses will require if they're to keep jobs in the country and not ship them off to India, China, or some other low-cost destination.

Now, Germany faces a potentially crippling political deadlock. Despite receiving fewer votes than Merkel, incumbent chancellor Gerhard Schroeder insists his Social Democrats won sufficient support to form a coalition government and thus far has refused to step down.

With both top candidates lacking a clear mandate to govern, many observers believe there will be little progress in dismantling the kind of anti-business policies, such as industrywide collective bargaining, that have led multinationals like IBM and Hewlett-Packard to cut back operations in Germany and homegrown companies such as Siemens to move jobs abroad.

What Germany, and German voters, must understand is that business, especially IT-related business, is now portable. CEOs will move their workforces to countries that will give them the freedom to conduct operations as they see fit. Some may view that as a backward step for labor, but it's a fact of our globalized, 21st-century world.

Faced with political stagnation, Germany will continue to stumble along with one of the highest unemployment rates in the industrialized world. That doesn't sound too worker friendly, does it?

Paul McDougall
paulmcd@cmp.com
informationweek.outsourcingpipeline.com

septembre 20, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

HP, scandale ? logique financière ? ou logique tout court ?

Tout le monde se déchaine officiellement et publiquement en ce moment à cause de l’affaire HP.

Il est de bon ton comme d’habitude de fustiger la course aux profits, les actionnaires, l’irresponsabilité, etc..

Loin des caméras, des micros et de la nécessité d’avoir une attitude grave, beaucoup de personnes commencent à comprendre que dans le monde GLOBAL le % de production d’une entreprise dans une zone économique doit être en relation avec le % de ses ventes dans la même zone; y compris pour les prestations intellectuelles qui suivent toujnours la manufacture car celle-ci tire souvent la R&D.

Ce qui se passe pour HP montre l’échec, l’irréalisme et la bêtise des politiques qui prétendent pouvoir garder des pôles de compétitivité de R&D quelque part alors que les ventes de produits se font ailleurs.

Cette idée est pourtant celle d’une grande partie des politiciens français qui ne veulent pas expliquer la situation globale et concrète aux français et cette idée fait aussi partie des embryons de programmes électoraux de 2007 comme celui-ci par exemple.

Même en se cachant derrière le mirage de l’Europe (un bon exemple ici aussi) qui ne peut pas être rapidement une zone de vente puissante en raison des différences de langue, de culture, de taxes; rien n’empechera les marchés asiatiques de se développer et donc de créer des producteurs ou d’attirer les producteurs existants.

Jacques Froissant s’interroge sur la capacité d’HP à inventer…. mais ce n’est pas à HP d’inventer des produits ou services qui se vendront plus ici qu’ailleurs.. et au lieu de rester droit sur le navire qui coule et qui n’est pas récupérable, dans la plus pure tradition française, certains feraient mieux d’aller chercher ou construire d’autres bateaux plus aptes à naviguer EN Europe et au 21ème siècle.

Pour ceux que les chiffres intéressent et qui veulent bien comprendre les énormes différences entre “nous” et “eux”, téléchargez la présentation de Mr Boillot, de la mission économique française en Inde , vous verrez, quelques réalités vont vous suprendre !!

septembre 15, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Nouvelle édition du livre blanc de l'offshore programming par Tubbydev

L'édition 2005 du livre blanc de l'offshore programming n'est pas en avance mais elle a fini par arriver:

Au sommaire, baucoup de nouveautés car l'offshore programming a vraiment pris une autre dimension cette année. Peut-on d'ailleurs encore parler d'offshore programming ? (Il semblerait plus judicieux de parler d'acteurs locaux ou globaux en mettant toutes les SSII dans le même panier car qui ne fait pas d'offshore ? mais c'est un autre débat sur lequel nous reviendrons)

En fin d'étude 3 exemples concrets d'offshore programming avec surtout un exemple que nous reprendrons dans le blog de l'offshore programming sur le nouveau modèle qui va éclater à notre avis: la régie délocalisée.

Pour recevoir le livre blanc 2005 de l'offshore programming, envoyez nous un mail (si possible avec quelques informations sur vos objectifs, besoins et idées) à whitepaper@tubbydev.com

Voici le sommaire du document

INTRODUCTION..

1        DEFINITIONS

1.1            REGIE 

1.1.1                Régie chez le client 

1.1.2                Régie délocalisée 

1.2            FORFAIT 

1.3            EXTERNALISATION   

1.4            DELOCALISATION   

1.5            OFFSHORE 

2        CONTEXTE METIER DU DEVELOPPEMENT INFORMATIQUE 

2.1            HISTORIQUE DU MONDE INFORMATIQUE DE 1985 A NOS JOURS 

1985 : LE DEMARRAGE

1990 : L’ESSOR.

1992-1996 : LA CRISE

FIN 1996 : LA RELANCE

1999 : L’EMERGENCE DE LA NOUVELLE ECONOMIE

2001 : LES PRESTATIONS EN REGIE SONT REMISES EN CAUSE

2.2       LES ENTREPRISES FRANÇAISES SOUHAITENT-T-ELLES TRAVAILLER AU FORFAIT OU A DISTANCE ?

2.2.1                Les avantages et les inconvénients de la régie 

2.2.2                Les avantages et les inconvénients du forfait 

2.2.3                Le déclin de la régie classique ? 

3        CONTEXTE ECONOMIQUE : LA MUTATION DES ENTREPRISES DANS LE CADRE DE LA MONDIALISATION.

3.1       LA MUTATION DES ENTREPRISES : VERS UN MODELE D’ORGANISATION EN RESEAU.

3.2            L’AVENIR DES ENTREPRISES TECHNOLOGIQUES.

3.3       LES ENTREPRISES EXTERNALISENT DE PLUS EN PLUS 

3.4            CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA DELOCALISATION 

3.4.1                La cause principale de la délocalisation : le coût du travail en France

3.4.2                La délocalisation : une perte immédiate d’emplois dans le secteur concerné

3.4.3                Le comportement au niveau micro-économique

3.4.4                La délocalisation partielle : une solution 

3.5       LA REVOLUTION DES SERVICES ET LA FRANCE DANS LE VILLAGE GLOBAL.

3.6       LES SERVICES SONT LES MOTEURS DU DÉVELOPPEMENT DES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT 

3.7       LES FACTEURS QUI RENDENT INEVITABLE L’INTERNATIONALISATION DES SERVICES.

3.7.1                La démographie (main d’œuvre et marché) 

3.7.2                Le modèle de coûts né de l’internationalisation des services

4        L’OFFSHORE : UNE TENDANCE DE FOND..

4.1       DES NOUVEAUX DECIDEURS IT DANS LES ENTREPRISES 

4.1.1                L’éclosion des DSI 

4.1.2                La valorisation du service Achats 

4.2       UNE CONJONCTURE FAVORABLE AU DEVELOPPEMENT DE L’OFFSHORE 

4.2.1                Les dépenses IT en berne en Europe 

4.2.2                Une conjoncture sociale propice 

4.3            L’EXEMPLE DU DEVELOPPEMENT OFFSHORE AUX ETATS-UNIS 

4.4            L’EXEMPLE DE L’OFFSHORE EN INDE 

4.5            L’OFFSHORE AUJOURD’HUI EN FRANCE.

4.6       LES ECONOMIES POTENTIELLES 

4.7       LA DEMANDE D’OFFSHORE PROGRAMMING EN 2004 

4.8       LES FREINS A LA PRATIQUE DE L’OFFSHORE VUS PAR LES CLIENTS POTENTIELS

5      L’OFFRE D’OFFSHORE PROGRAMMING   

5.1            L’OFFRE GEOGRAPHIQUE 

LE CAS PARTICULIER DE LA RUSSIE ET DE L’UKRAINE

5.2            L’OFFRE DES DIFFERENTS MODELES

6      LES CLES DE LA REUSSITE D’UN DEVELOPPEMENT EN OFFSHORE PROGRAMMING 

6.1       LES METHODES SEQUENTIELLES 

6.2       LES METHODES ITERATIVES 

6.3       UN EXEMPLE DE METHODOLOGIE : RATIONAL UNIFIED PROCESS.

6.3.1                Présentation 

6.3.2                Six principes fondamentaux respectés par RUP 

6.4       LA BONNE ORGANISATION POUR UN DEVELOPPEMENT DE PROJET EN OFFSHORE 

6.4.1                Intérêt du modèle “onsite-offsite-offshore” 

6.4.2                Schéma récapitulatif 

6.5            2005 : UNE ANNEE CLE POUR LE DEVELOPPEMENT D’UN NOUVEAU MODELE DE FONCTIONNEMENT : LA REGIE DELOCALISEE 

7        EXEMPLES D’OFFSHORE 

7.1       UNE MULTINATIONALE FRANCAISE DEVELOPPE SA TMA EN THAILANDE 

7.2       UN GROUPE MONDIAL FAIT UN APPEL D’OFFRES OFFSHORE POUR TESTER LE MARCHE.

7.2.1                Contexte 

7.2.2                Envoi de l’appel d’offre à 54 sociétés 

7.2.3                Seulement 30 sociétés répondent 

7.2.4                Des réponses très différentes 

7.2.5                Conclusions tirées de cet appel d’offres par le client final et le consultant 

7.3            COUT D’UNE EQUIPE DE 7 DEVELOPPEURS PHP EN REGIE DELOCALISEE EN UKRAINE

Si vous souhaitez recevoir le livre blanc 2005 de l'offshore programming, envoyez nous un mail à whitepaper@tubbydev.com

septembre 11, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (56) | TrackBack

Infosys, plus grande société IT du monde ?

C'est ce que prétend l'article Infosys, world's most valuable IT firm.
Infosys serait valorisée 16,72 milliards USD devant Accenture (16,5 milliards USD) ou EDS (10,27 millliards USD).
AVec ces chiffres et en considérant que pour les plus petites sociétés de ces pays, l'échelle reste la même pa rapport à leurs homologues occidentales, les sociétés françaises vont bientôt ETRE "offshore" ;-)

septembre 4, 2005 in Délocalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

SQLI parle d'offshore programming sans en parler

Interview - Yahya El Mir (SQLI) dans le JDN nous apprend que:

“Nous avions préféré anticiper ce nouveau marché. Notre centre a été ouvert il y a trois ans. Aujourd'hui, l'offshore est devenu un argument commercial. C'est une activité qui marche à condition d'adopter la bonne stratégie et de mettre en place l'organisation qui va bien. D'abord, il est important de travailler dans un environnement présentant une certaine proximité culturelle avec la France.

Ensuite, il est nécessaire de mettre en oeuvre des processus adaptés. Chez nous, les agences locales restent en frontal, sur le plan de la relation commerciale et de l'intégration. L'implantation offshore est considérée comme un sous-traitant interne pour le développement. Notre site offshore représente environ 10% des effectifs. Mais cette activité est appelée à monter en puissance dans les années qui viennent. D'ici 2008, nous prévoyons de réaliser 25% de notre chiffre d'affaires dans ce domaine.”

On aurait été surpris de savoir que:

  • l’offshore programming n’est pas un argument commercial
  • que l’offshore programming fonctionne sans avoir une bonne stratégie ou une bonne organisation
  • que dans une SSII classique comme SQLI, on ne met pas les agences  en frontal
  • que l’activité offshore programming va monter

Bref, rien de nouveau et toujours la langue de bois (on serait curieux de savoir comment est mesuré le 10% et le 25% ;-))) puisque l’offshore est moins cher …) ou peut être que l’offshore programming n’est qu’un artifice pour SQLI ….

septembre 2, 2005 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack