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Gary Becjer, prix nobel d'économie 1992: Délocalisations : «Rendre les pauvres plus riches»

Une interview dans Libération du 22/03 avec ce passage:

Délocalisations : «Rendre les pauvres plus riches»

«C'est une bonne chose. Ce mouvement fait partie de la division internationale du travail. Nous avons toujours vu dans le monde le transfert d'une partie de la production vers des pays pauvres. Dans les années 60 et 70, beaucoup de textile est allé à Taiwan et Hongkong. D'autres produits vers la Corée du Sud et le Japon. Il n'y a rien de neuf. La Chine, qui représente la principale peur, ne crée pas un nouveau système. Elle se spécialisera encore longtemps dans des activités à bas salaires et peu qualifiées : petit électronique, textile, jouets. Les avantages sont nombreux. Dans les pays occidentaux, les consommateurs achètent moins cher. Et les Chinois veulent plus de produits de marques occidentales. Ce phénomène ne crée pas une perte d'emplois mais une redistribution. Aux Etats-Unis, certaines industries comme le textile sont en train de disparaître. Au final, nous n'avons pas d'augmentation du chômage. Les travailleurs se déplacent vers des secteurs où la demande progresse. Il faut un marché du travail flexible pour que les gens puissent retrouver facilement du travail. Ma sympathie va vers les pauvres, pas vers les riches. Le rôle de la science économique est de rendre les pauvres plus riches, pas de rendre les riches plus riches. Le marché du travail est bon pour les pauvres s'il leur donne la possibilité de trouver du travail. S'ils restent trop longtemps au chômage, c'est très mauvais pour leur moral.”

Le type de critiques faites à Gary Becker aussi dans l’article:

«C'est une caricature de libéral», estime Bernard Maris, chroniqueur à Charlie Hebdo et enseignant à Paris-VIII. «Un marxiste peut expliquer n'importe quel choix politique, social ou personnel en terme de lutte de classe, lui peut tout expliquer en terme de choix rationnels. Cela dénie l'existence du collectif, de choix irrationnels, du poids de l'histoire.»

 

mars 22, 2005 in Délocalisation | Permalink

Commentaires

Oui, mais le corollaire c'est la formation. Et pas seulement celle à l'école.
Mais tout au long de la vie.
On en est à des années lumières.

Rédigé par : Jean Paul Droz | 22 mar 2005 19:40:24

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