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Considerer les delocalisations autrement

Dans le journal l expansion (qui porte bien son nom cette fois-ci) un dossier interessant sur les delocalisations avec notamment une chronique percutante de Mr Herve Juvin.

Voic la conclusion de l article:

Peu importe des lors que le vrai chiffre des delocalisations soit derisoire, ou que les implantations francaises en Chine ou en Inde soient le meilleur moyen de s'ouvrir des marches de demain ; frileuse devant la competition, ralentie par l'assistance et les protections, la population francaise devine les enjeux que fait monter un monde qui s'ouvre. Le problиme est qu'elle n'y voit pas opportunites, mais menaces, et tente de se proteger de ce qu'elle pourrait conquerir.

novembre 12, 2004 in Délocalisation, Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink

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Commentaires

Cette conclusion n'a rien à voir avec le propos de Tubbydev...

Il me semble que le journaliste explique qu'il est idiot de s'opposer aux délocalisations surtout dans un contexte d'économie mondiale.

Les délocalisations sont l'occasion de l'acquisition de nouvelles parts de marché pour nos entreprises françaises, sur des zones à économie émergente comme la Chine ou l'Europe de l'Est. Pour être compétitifs sur ces marchés nous devons employer les mêmes armes économiques que les entreprises locales. Cela passe inévitablement par une maîtrise des coûts de main d'oeuvre pour proposer des prix adaptés au marché en question et pouvoir concurrencer les acteurs locaux.

Si nous ne le faisons pas, d'autres le feront à notre place... et nous mourrons, certes la bouche pleine, mais nous mourrons quand même...

Finalement, le seul objectif de la délocalisation n'est pas la réduction des coûts de main d'oeuvre, il s'agirait plutôt d'une conséquence, l'objectif essentiel est la prise de marchés émergents. Un exemple, la voiture de Renault en Europe de l'Est, nous sommes incapables de produire une voiture de cette qualité à ce prix sans la fabriquer en Europe de l'Est... alors certes nous délocalisons, mais Renault fait un carton... et si nous ne le faisons pas, c'est sans doute Ford qui le fera...

Pour en revenir à Tubbydev, il ne s'agit pas de la même chose, ce que vous proposez ce n'est pas la prise de marchés émergents avec des compétences émergentes. Ce que vous visez, c'est la prise de marchés français avec des compétences émergentes... Vous profitez d'une situation historico-sociale.

A l'inverse de Renault qui développe le marché cible certes en en tirant des bénéfices salariaux, vous vous ne développez pas le marché local, vous ne faîtes que profitez des avantages sociaux que vous procurent le pays en voie de dévelopepment.

Vous déhabillez Paul sans habiller Jacques.

Rédigé par : Paul ou Jacques | 13 nov 2004 15:10:38

Merci de votre commentaire constructif.
1) Nous n'avons fait dans cette note que parler de l'article sans donner notre avis et sans le déformer
2) Votre commentaire s'intéresse plus à ce que nous faisons qu'à l'article de l'expansion
3) Vous semblez prétendre bien nous connaître (sans toutefois vous identifier ;-)) mais pour que votre savoir soit complet, voici quelques précisions:
- l'activité française de Tubbydev est moins importante que son activité moscovite ou que son activité US ou allemande (par ailleurs et pour info, un spécialiste SAP coûte plus cher à Moscou qu'à Paris)
- si vous lisiez ce que nous publions, vous sauriez que nous considérons l'état de l'offshore comme une situation transitoire et qu'en plus l'offshore que découvre actuellement l'europe est spécialement la France n'est qu'une partie des flux. L'offshore existe VERS l'Asie ou l'ex-Urss depuis plus longtemps pour des raisons non pas de coûts mais de compétences
- si vous connaissiez plus la problématique de l'offshore, vous sauriez que dans 2/3 des cas, il concerne des projets qui n'auraient pas vu le jour sans solution offshore et qu'il ne concernera au maximum (si il est fait légalement) que 15% de l'ensemble des prestations informatiques
- si quand vous parlez de déshabillage, vous parlez des 50000 "informaticiens" français au chômage, nous vous invitons à aller plus dans le détail pour comprendre les véritables raisons de ce problème et ne pas tomber dans un raisonnement de café du commerce.
N'hésitez deonc pas à commander l'étude sur l'offshore qui paraît actuellement chez Eurostaf/les echos et qui pour environ 800 euros, vous permettra d'avoir des arguments un peu plus solides que des sophismes de cours de récréation.

Rédigé par : Fabrice | 16 nov 2004 20:30:11

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