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L'Onu considére que les délocalisations de services sont inévitables.

Le Monde publie un article qui fait preuve de réalisme face au faux problème des délocalisations.
Les conclusions de la CNUCED
La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que le déplacement d'activités est un phénomène inéluctable.
Les délocalisations de services sont en train de donner naissance à une nouvelle division internationale du travail, analyse la Cnuced, qui juge illusoire de chercher à résister aux déplacements d'activités à l'étranger.

"La tendance va bientôt marquer un tournant, ouvrant la voie à une ère nouvelle marquée par une cascade de délocalisations", prévoit la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement dans son rapport annuel sur l'investissement dans le monde.

"Cette tendance qui apparaît dans la division internationale du travail est bénéfique aussi bien pour les pays d'origine que pour les pays d'accueil", affirme la Cnuced. Elle estime que le mouvement permet aux pays d'origine d'améliorer leur compétitivité et de s'orienter vers des activités à plus forte valeur ajoutée.

"Ce serait faire preuve d'un manque de clairvoyance que d'adopter des mesures visant à garder à tout prix des emplois de service dans le pays d'origine", estime le rapport, qui suggère d'investir dans la formation des personnels victimes de délocalisations

"UN PHÉNOMÈNE NORD-NORD"

Alors que les grands groupes américains ont commencé depuis une vingtaine d'années à déménager en Inde leurs services informatiques, la Cnuced estime que "la délocalisation des activités de services en est encore à ses débuts". L'organe onusien voit ainsi le chiffre d'affaires des seuls services informatiques délocalisés passer de 1,3 milliard de dollars en 2002 à 24 milliards en 2007.

"Si l'on considère les 1 000 premières entreprises de la planète, elle sont encore 70 % à ne pas avoir délocalisé de services vers des sites à faible prix de revient, mais beaucoup projettent de le faire", poursuit le rapport. La Cnuced souligne toutefois que les délocalisations de services sont loin de se faire uniquement au profit des pays en développement.

"C'est essentiellement un phénomène Nord-Nord", a déclaré à la presse Carlos Fortin, sous-secrétaire général de l'organisation, dénonçant le "mythe" des délocalisations dans les pays à faible coût de main-d'œuvre. "La plupart des délocalisations se font entre pays développés et les destinations les plus prisées sont l'Irlande, le Canada et Israël", a ajouté M. Fortin. "L'Inde est aussi une destination importante, mais c'est la seule dans le monde en développement".

Ainsi, les projets de délocalisation de centres d'appels téléphoniques se sont faits sur la période 2002-2003 à 54 % vers des pays développés.

Mais face à la crainte que suscite le phénomène dans les pays riches, le rapport souligne que les délocalisations ont porté en 2001 sur seulement 32 milliards de dollars, sur un total de 720 milliards d'investissements transfontaliers.

septembre 24, 2004 in Délocalisation | Permalink

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