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R&D externalisée : le nouvel eldorado de l'offshore ?

Un article intéressant du JDN sur les possibilités de l'offshore programming et de l'offshore en général pour la R&D.

Ceci dit, il est intéressant de constater la différence de discours des mêmes sociétés en France, aux USA et en Chine et Inde (puisqu'on parle surtout de ces 2 pays dans cet article).

On parle d'externalisation de R&D en France quitte à faire peur aux lecteurs qui pensent que "tout fout le camp" sans mentionner le niveau scientifique relativement plus faible dans ces pays qu'en Occident (d'ailleurs leurs meilleurs étudiants sont formés en occident). Localement, on parle d'emploi créé (dans le bon sens) et aux USA on parle surtout de conquête de ces nouveaux marchéas car il ne faut pas oublier que les centres créés là bas produisent et travaillent à 99% pour ces nouveaux marchés qui sont gigantesques par rapport à nos petits marchés nationaux d'Europe.

L'Inde et la Chine profiteront les premiers de cette tendance de fond qui dépasse désormais la simple externalisation de tâches élémentaires, puisqu'elle touche à la capacité même d'innover. (19/07/2004)

Selon une étude réalisée par le cabinet d'études Frost & Sullivan, le marché de l'externalisation de la fonction R&D (recherche et développement) dans le secteur des technologies de l'information est en passe d'être multiplié par 7 d'ici 2010 en Inde. Le cabinet prévoit en effet que le volume d'affaires passera de 1,3 milliard de dollars en 2003 à 9,1 milliards en 2010, soit un taux de croissance annuel moyen de 32 %.

Les secteurs les plus prometteurs sont ceux relatifs à la sécurité des réseaux, aux technologies de cryptage, aux architectures informatiques, aux interfaces homme-machine, aux langages de programmation et à l'ingénierie logicielle.


Pour illustrer cette tendance, le deuxième éditeur au monde - Oracle - vient d'annoncer un renforcement de ses capacités de recherche en Chine. Oracle y possède déjà deux centres de recherche et y emploie quelque 600 personnes.

"Nous nous focalisons pour le moment sur le marché chinois. Mais cette activité de recherche pourra se faire sentir en dehors des frontières du pays le cas échéant", déclare Kevin Walsh, vice-président en charge des technologies Internet et des centres de R&D en Chine, cité par Reuters. Oracle compte ainsi implanter de nouveaux centres dans la Chine de l'Ouest et du Nord-Est ainsi que dans la très prospère région du delta du Yangtze.

La tendance n'est cependant pas nouvelle
La tendance n'est cependant pas nouvelle. En 1985, Texas Instruments créait son centre de développement à Bangalore, en Inde. Des sociétés telles que Wipro, spécialisées dans l'externalisation, prenaient déjà en charge des projets de R&D pour le constructeur, des projets liés à la conception logicielle, aux technologies embarquées ou encore aux puces elles-mêmes.

L'équipementier télécoms canadien Nortel Networks externalise quant à lui sa R&D en Inde depuis déjà cinq ans auprès de sociétés telles qu'Infosys, Sasken ou TCS mais avec la particularité de garder le contrôle sur le recrutement de ses ingénieurs. "Même si la compétitivité sur les coûts est un des facteurs, la qualité, la disponibilité des talents et la compatibilité avec nos partenaires expliquent le fort développement de notre base ici" expliquait l'an dernier Ravi Chauhan, vice-président en charge des solutions d'entreprise en Inde chez Nortel Networks, à Press Trust of India.

"Tirer profit des substantiels réservoirs de talent"
Dans un rapport, le cabinet Boston Consulting Group enfonce le clou et prévient : "les ingénieurs intermédiaires des pays à bas coûts tendent à être plus motivés que les ingénieurs des pays de l'Ouest". Il cite les exemples de General Electric, Motorola, Alcatel et Siemens qui ont bâti des centres de R&D en Inde et en Chine "pour tirer profit des substantiels réservoirs de talent présents dans les deux pays." Et le rapport d'ajouter qu'un des principaux avantages tirés par ces entreprises est une R&D moins coûteuse mais surtout plus rapide, avec un niveau de qualité égal, voire supérieur à ce qu'elle pourraient obtenir dans leur pays d'origine...



"Concernant les sociétés que j'accompagne vers l'offshore, la majorité des projets porte pour le moment sur des développements d'applications. Les projets relatifs à la R&D sont très récents. Un de mes clients - un groupe spécialisé dans le multimédia - a récemment souhaité louer une équipe en Inde pour un prototype. Comme il ne sait pas si le projet va aboutir, il préfère le faire à moindre coût", relativise Nicolas Goldstein, fondateur d'Offshore-developpement.com, conseil en accompagnement de projets offshore.

juillet 19, 2004 in Externalisation, Offshore programming, Outsourcing | Permalink

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